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En Iran, le culte militaire d'Israël tient les États-Unis sous son emprise

14 Mars 2026, 17:23pm

Publié par Jonathan Cook - trad L. Giroud

Dans cette guerre désastreuse choisie délibérément, c'est Téhéran qui mène une action d'arrière-garde pour rétablir la raison géopolitique. Si l'Iran venait à perdre, Dieu seul sait jusqu'où Israël et les États-Unis entraîneront le monde.

En Iran, le culte militaire d'Israël tient les États-Unis sous son emprise

Par Jonathan Cook (*)

 

L'aveu formulé par le secrétaire d'État américain Marco Rubio — repris par Mike Johnson, président de la Chambre des représentants — selon lequel Israël aurait forcé la main de Washington pour attaquer l'Iran, a suscité à juste titre une vive consternation.

 

Ressuscitant ainsi ce qui serait normalement traité comme un poncif antisémite, Rubio a soutenu que l'administration Trump n'avait eu d'autre choix que d'attaquer l'Iran car, à défaut, Israël aurait lancé de toute façon son propre assaut, exposant les soldats américains à des représailles.

 

Rubio a déclaré  «Le président a pris la décision très sage que voici  nous savions qu'Israël allait agir, nous savions que cela provoquerait une attaque contre les forces américaines, et nous savions que si nous ne les frappions pas de manière préemptive avant qu'ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus lourdes.»

 

Rubio utilisait le terme « préemptivement » d'une façon particulièrement inexacte et trompeuse.

 

En droit international, l'agression constitue un recours illégal à la force — « le crime suprême contre la communauté internationale », selon les principes établis en 1950 par le tribunal de Nuremberg. Il existe toutefois un possible facteur atténuant si l'État agresseur peut démontrer qu'il a agi de manière préemptive  c'est-à-dire pour prévenir une menace d'attaque plausible, imminente et grave.

 

Or Rubio ne prétendait nullement que les États-Unis avaient agi « préventivement » face à une menace émanant d'Iran. Il voulait dire que Washington avait agi préventivement pour empêcher son allié, Israël, de déclencher une chaîne d'événements militaires susceptibles de coûter la vie à des soldats américains.

 

Si l'administration Trump avait réellement agi de façon préventive dans ces circonstances, c'est contre Israël, et non contre l'Iran, qu'elle aurait dû frapper.

 

Le tigre de papier

Mais la déclaration de Rubio soulevait une question supplémentaire  pourquoi Washington n'a-t-il pas tout simplement signifié à Israël qu'il lui était interdit d'entrer en guerre contre l'Iran sans l'aval américain ?

 

Car Israël serait dans l'incapacité totale de monter quelque attaque contre l'Iran sans le soutien crucial fourni par les États-Unis.

 

Israël a dû s'appuyer sur l'aide des bases militaires américaines disséminées dans la région, ainsi que sur les États arabes qui les accueillent.

 

L'attaque aurait été tout simplement inconcevable sans l'appui d'une formidable armada de navires de guerre américains dépêchés dans la région par Trump.

 

Israël ne peut faire face aux représailles iraniennes que grâce à la protection partielle que lui confèrent des systèmes d'interception de missiles fournis et financés par les États-Unis.

 

Et par-dessus tout cela, Israël n'est puissance hégémonique régionale que parce qu'il bénéficie de subventions massives américaines — se chiffrant en dizaines de milliards de dollars annuels — pour se maintenir parmi les armées les plus puissantes du monde.

 

En d'autres termes, il eût été impossible pour Israël de faire la guerre à l'Iran seul. Sans les États-Unis, c'est un tigre de papier.

 

La déclaration de Rubio laissait entrevoir l'une de deux possibilités  soit que les États-Unis, dotés de la plus puissante armée de toute l'histoire, sont sous la coupe du minuscule État d'Israël ; soit que Trump a rendu sa propre armée, la plus puissante jamais constituée, servile à l'égard d'Israël.

 

Quelle que soit l'option retenue, il est difficile de la concilier avec l'affirmation maintes fois répétée de Trump selon laquelle il place l'Amérique en premier.

Ce point étant tellement criant, c'est sans doute pour cette raison que Rubio a été contraint de revenir en arrière le lendemain. Dans le même temps, Trump s'est empressé de suggérer que c'était lui qui avait forcé la main d'Israël pour attaquer l'Iran, et non l'inverse.

 

La folie géopolitique

La vérité la plus probable n'est pas qu'Israël a forcé la main de Trump. C'est qu'il s'est laissé séduire par la fausse promesse du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, selon lequel une attaque contre l'Iran serait un jeu d'enfant — à condition de frapper au moment où l'on pourrait être certain d'éliminer le Guide suprême iranien, Ali Khamenei.

 

Une telle frappe de décapitation, a-t-on fait croire à Trump, constituerait la répétition de son « succès » au Venezuela, quand il avait fait enlever le président Nicolás Maduro à Caracas pour le traduire en justice à New York.

 

Au Venezuela, la violation éhontée du droit international par les États-Unis avait pour but de pointer un fusil chargé sur la tempe de la remplaçante de Maduro, Delcy Rodríguez. Obéissez, ou la nouvelle présidente en subira les conséquences.

Netanyahou savait exactement comment vendre à Trump, encore grisé par les émanations toxiques de cet acte hors-la-loi, l'idée qu'il pouvait rééditer l'opération en Iran. Le successeur de l'ayatollah serait pareillement entre ses mains.

 

C'est pourquoi, dans cette guerre désastreuse choisie délibérément par les États-Unis et Israël, c'est Téhéran qui mène une action d'arrière-garde pour rétablir un minimum de raison géopolitique. Si l'Iran venait à perdre, ou si les États-Unis l'emportaient sans en payer le prix fort, Dieu seul sait jusqu'où Israël et Washington entraîneront le monde.

 

Le sort du monde repose, en un sens bien réel, entre les mains de Téhéran.

 

L'« israélisation » des États-Unis

Ce que l'attaque conjointe contre l'Iran illustre avec le plus d'éclat, c'est à quel point Netanyahou a réussi, au cours du dernier quart de siècle, à « israéliser » Washington et le Pentagone.

 

Les États-Unis ont toujours mené des guerres d'agression illégales. Ils ont toujours été davantage un gangster qu'un gendarme planétaire. Mais le fait que Washington ait été dirigé par des criminels sans scrupules ne signifiait pas qu'il ne pouvait pas sombrer plus avant dans la déraison, plus avant dans la psychopathie.

 

C'est précisément à cela que Netanyahou s'est attelé. Et Trump donne désormais libre cours à l'israélisation des États-Unis. Les indices sont partout.

 

Mercredi, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth — le titre traditionnel de « secrétaire à la Défense » sonnant vraisemblablement trop respectueux de la loi — a abandonné toute apparence du bon rôle.

 

Il a insisté sur le fait que les forces américaines agissaient « sans merci » et que le régime iranien était « grillé ». Les États-Unis allaient dispenser « mort et destruction à longueur de journée ».

 

La veille, il avait exposé le plan de bataille  « Pas de règles d'engagement stupides, pas d'enlisement dans la construction nationale, pas d'exercice de démocratisation, pas de guerres politiquement correctes. »

 

Ce n'est plus la rhétorique traditionnelle des administrations américaines cherchant à faire étalage des valeurs supérieures de l'Occident, ni celle qui revendiquait une mission civilisatrice auprès du reste du monde.

 

C'est la rhétorique de l'arrogance coloniale, du même médiévalisme militaire longtemps prôné par les dirigeants israéliens.

 

Hegseth ressemblait par trop au général Moshe Dayan, ministre israélien de la Défense dans les années 1960, qui avait énoncé avec célèbre la doctrine militaire fondamentale d'Israël  « Israël doit être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu'on le provoque. »

 

Les tactiques du « chien enragé »

Avant son attaque, les États-Unis avaient passé des années à tenter d'affamer le peuple iranien pour le pousser à se soulever — exactement comme Israël avait assiégé et affamé le peuple de Gaza pendant quelque seize ans, en pariant que la population serait encouragée à renverser le Hamas.

 

La stratégie a échoué dans les deux cas. Pourquoi ? Parce qu'elle ignorait la plus élémentaire des réalités  les peuples maltraités sont des êtres humains, qui choisiront toujours la liberté et la dignité plutôt que la dégradation et la soumission.

 

Entraînés à leur corps défendant dans une guerre d'usure humiliante avec l'Iran, les États-Unis se déchaînent à la manière d'un « chien enragé » — tout comme Israël l'a fait à Gaza après avoir été humilié par la percée d'un jour du Hamas hors du camp de concentration qu'il avait créé pour les Palestiniens.

 

Le « pas de règles d'engagement » qu'affiche Hegseth signifie que les États-Unis assument désormais ouvertement avoir fait de l'Iran tout entier une zone de tir libre, à l'instar de ce qui s'est passé à Gaza.

 

Ce qui explique que l'une des premières cibles des frappes américaines et israéliennes ait été une école primaire où plus de 170 personnes ont été tuées, dont la grande majorité étaient des enfants de moins de douze ans.

 

Selon des informations rapportées même par le Telegraph, journal de droite, les attaques américaines et israéliennes ont déjà provoqué une « apocalypse » à Téhéran. Les infrastructures civiles essentielles sont prises pour cibles — hôpitaux, écoles, commissariats. Des zones résidentielles sont soumises à des bombardements intensifs, et les approvisionnements en nourriture et en médicaments s'épuisent rapidement. Rubio a juré que bien pire était à venir.

 

Les États-Unis ont manifestement été captés par la logique dépravée de la doctrine Dahiya, qu'Israël a élaborée lors de ses attaques répétées contre le Liban et affinée encore pendant deux ans et demi de guerre à Gaza.

 

La ruine fumante

La doctrine Dahiya va bien au-delà de la simple idée de guerre asymétrique inhérente aux attaques d'une puissance supérieure contre une partie plus faible.

Selon cette doctrine, les victimes civiles ne sont plus de regrettables « dommages collatéraux » résultant de frappes contre des cibles militaires. La population civile est au contraire considérée comme une cible aussi légitime que les infrastructures militaires.

 

Pour Israël, la doctrine Dahiya est née d'une acceptation du fait qu'il n'existait aucun objectif de guerre tangible que l'État hébreu pût atteindre dans ses combats contre les Palestiniens qu'il gouvernait ou contre la résistance du Hezbollah au Liban.

 

Israël ne se satisfaisait pas simplement de pacifier les Palestiniens. Il savait qu'ils ne pourraient pas être pacifiés indéfiniment, n'ayant nullement l'intention d'aboutir un jour à un règlement politique avec eux. La fameuse solution à deux États n'était destinée qu'à la consommation occidentale ; elle n'a jamais eu de réel soutien populaire en Israël.

 

L'objectif d'Israël était plutôt d'employer une violence écrasante et aveugle pour terroriser les Palestiniens et les pousser à procéder eux-mêmes à leur épuration ethnique, comme cela s'était partiellement produit en 1948.

 

De même, au Liban, où la doctrine Dahiya a été élaborée pour la première fois, le but n'était pas de parvenir à une accommodation politique avec le Hezbollah par une démonstration de force. Le Hezbollah avait clairement indiqué qu'il ne se résignerait jamais à regarder les Palestiniens être effacés de leur patrie.

 

L'objectif était d'infliger au Liban une souffrance telle que les autres communautés religieuses se retourneraient contre le Hezbollah et plongeraient le pays dans une guerre civile prolongée, laissant ainsi Israël libre de poursuivre l'expulsion — et aujourd'hui le génocide — du peuple palestinien.

 

En adoptant la doctrine Dahiya, Israël reconnaissait implicitement qu'il ne combattait pas seulement des militants, mais la société tout entière dont ceux-ci étaient issus. Il devait accepter qu'il ne pourrait y avoir ni victoire ni reddition au sens militaire traditionnel. Ce qu'il lui fallait faire à la place, c'était laisser derrière lui une ruine fumante.

 

À maintes reprises, Israël a recouru à une puissance de feu massive contre les infrastructures civiles et les zones résidentielles pour briser la volonté d'une société — pour la « renvoyer à l'âge de pierre », pour reprendre la terminologie des généraux israéliens — afin que la population consacre toute son énergie à la survie plutôt qu'à la résistance.

 

C'est ce qu'Hegseth et Rubio proclament désormais comme les objectifs de guerre de Washington en Iran. Une démonstration délibérée et sauvage de destruction de masse, sans autre finalité que la démonstration elle-même.

 

La pathologie morbide

Ce n'est pas une stratégie gagnante, ni militairement ni politiquement. Ce n'est même pas une stratégie vouée à l'échec. C'est la pathologie morbide d'un culte.

Ce qui explique le flot de plaintes adressées, au cours des premiers jours de la guerre de Trump contre l'Iran, par des soldats américains à l'encontre de leurs supérieurs. On en dénombre au moins 110, selon les informations publiées par Jonathan Larsen sur Substack.

 

Dans l'une d'elles, adressée à la Military Religious Freedom Foundation (MRFF), un commandant d'unité non combattante a déclaré à ses sous-officiers que Trump avait été « oint par Jésus pour allumer le feu du signal en Iran afin de déclencher l'Armageddon et d'annoncer son retour sur Terre ».

 

Le département de la Guerre dirigé par Hegseth, chrétien évangélique convaincu que l'Occident est engagé dans une « croisade » contre l'islam, semble passer outre aux règles du Premier Amendement interdisant le prosélytisme au sein des forces armées.

 

La théocratisation des forces armées américaines n'est pas un phénomène nouveau. George W. Bush avait évoqué une « croisade » contre le terrorisme il y a près d'un quart de siècle. Mais le processus semble avoir atteint un point tel que les échelons supérieurs de la chaîne de commandement américaine sont profondément imprégnés d'une ferveur évangélique pour la guerre, dans laquelle Israël occupe une place centrale.

 

Mikey Weinstein, président de la MRFF et vétéran de l'armée de l'air qui a servi à la Maison Blanche sous Ronald Reagan, a confié à Larsen que son organisation avait été « inondée » de témoignages de soldats faisant état de l'« euphorie de leurs commandants et de leurs chaînes de commandement face à cette nouvelle guerre "bibliquement sanctifiée", clairement perçue comme le signe indéniable de l'approche imminente des "Temps de la Fin" des chrétiens fondamentalistes ».

 

Dans la croyance aux « Temps de la Fin », fondée sur le Livre de l'Apocalypse, une terrible bataille entre le Bien et le Mal se déroule à Armageddon — site situé dans le nord de l'actuel État d'Israël — conduisant au retour du Messie sur Terre et à un Grand Ravissement où les chrétiens croyants s'élèvent pour être avec Dieu.

 

Weinstein a ajouté  « Beaucoup de leurs commandants se réjouissent tout particulièrement du caractère graphique que prendra cette bataille, insistant sur la dimension sanglante que tout cela doit nécessairement revêtir pour être en accord total et parfait avec l'eschatologie de la fin du monde des chrétiens fondamentalistes. »

 

La parole de Dieu

Au cœur de ces croyances se trouve le rassemblement des Juifs, en tant que Peuple élu de Dieu, dans la Terre d'Israël — un territoire bien plus vaste que celui couvert par l'État moderne d'Israël.

 

Pour les fondamentalistes chrétiens tels qu'Hegseth et un nombre croissant de commandants américains, Israël est le catalyseur des Temps de la Fin.

 

Pour des raisons des plus évidentes, Israël a cultivé ses liens avec les millions de fondamentalistes chrétiens des États-Unis. Politiquement actifs — leur vote a assuré la présidence à Trump —, ils traitent Israël comme un enjeu intérieur capital plutôt que comme une question de politique étrangère.

 

Ils aspirent ardemment à voir Israël s'emparer de larges pans du Moyen-Orient, et sont largement indifférents à ce que cela implique pour les Palestiniens ou les autres peuples de la région.

 

Tout cela s'articule parfaitement avec l'idéologie défendue par Netanyahou et le commandement militaire israélien, lesquels ont été repris il y a longtemps par les mêmes zélotes extrémistes religieux qui dirigent le mouvement violent des colons, qui attaque systématiquement les Palestiniens en Cisjordanie et leur vole leurs terres.

 

Au moment où l'armée israélienne lançait son génocide à Gaza, Netanyahou exhortait ses soldats en leur disant qu'ils combattaient la nation d'Amalek — l'ennemi des anciens Israélites.

 

Dans la Bible, Dieu ordonnait au roi Saül de procéder à l'annihilation totale des Amalécites, en mettant à mort chaque homme, femme, enfant et nourrisson, ainsi que tout le bétail.

 

Comme en témoigne l'effacement de Gaza, les soldats israéliens ont accompli leur mission au sens le plus littéral. Car ils n'obéissaient pas seulement aux ordres de Netanyahou, mais à un ordre venu de Dieu.

 

Le « choc des civilisations »

Netanyahou ne s'est pas contenté de sacraliser la guerre aveugle au sein de sa propre armée et de l'armée américaine. Il a également cultivé un climat raciste et islamophobe aux États-Unis et en Europe pour aplanir la route qu'Israël emprunte en rasant une grande partie du Moyen-Orient.

 

Il a vigoureusement promu l'idée d'un « choc des civilisations »  l'idée qu'un « Occident judéo-chrétien » serait engagé dans une guerre permanente et solidaire contre la barbarie supposée du monde islamique.

 

La synergie entre une armée américaine sous l'emprise du fondamentalisme chrétien et une armée israélienne sous l'emprise d'un suprémacisme juif d'inspiration biblique s'affiche aujourd'hui trop clairement en Iran.

 

Ce mastodonte militaire combiné n'a aucun intérêt à protéger les droits humains. Il ne reconnaît aucune distinction entre cibles civiles et militaires.

 

Il fait passer la sécurité de ses propres soldats — en tant qu'agents de la Providence divine — avant celle des civils que ces soldats attaquent.

Et il est convaincu qu'en broyant la vie du peuple iranien, il accomplit la volonté divine.

 

Voilà le vrai visage de la machine de guerre qui se pose en garante de la « civilisation occidentale ». Ce sont là les vraies valeurs pour lesquelles l'Occident combat en Iran. Le reste n'est que rideau de fumée.

 

Traduction de l’anglais par «IA Claude», rewriting/editing Louis Giroud

 

(*) Jonathan Cook est un journaliste et écrivain britannique indépendant, spécialiste du conflit israélo-palestinien et du Moyen-Orient.

Engagement Basé à Nazareth pendant deux décennies, il a couvert l'actualité de la région pour des médias de renom tels que Le Monde diplomatique, Middle East Eye, ainsi que The Guardian et The Observer.

Ligne éditoriale Ses analyses sont souvent critiques envers les politiques israéliennes et la couverture médiatique occidentale, qu'il accuse parfois de partialité.

Présence numérique Il publie régulièrement sur son blog personnel jonathan-cook.net et via sa newsletter Substack.

Distinctions En 2011, il a reçu le prix Martha Gellhorn pour le journalisme.

Ouvrages principaux Il est l'auteur de plusieurs livres analysant les structures politiques en Israël, notamment

Blood and Religion - The Unmasking of the Jewish and Democratic State (2006).

Israel and the Clash of Civilisations - Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (2008).

Disappearing Palestine - Israel's Experiments in Human Despair (2008).

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