« Voyage au bout de la patience... »
Bruxelles avec sa gueule farcie de formulaires, finira comme le veau, par s'étrangler dans son foin !
L’Union européenne tombera pas sous les assauts d’ennemis, faut pas rêver, c’est du folklore ça, du théâtre à drapeaux... Non, elle s’écroule toute seule, en douce, sous ses propres airs supérieurs, sous le mépris poli pour les gens du bas, ceux qu’on consulte jamais, qu’on compte à peine…
À Bruxelles on gouverne plus rien, on sécrète des arrêtés, des sanctions, des notices. On pérore. On comprend pas que l’autorité s’enfuit par les fenêtres. On regarde le vide, l’air stupéfait, comme si les peuples avaient soudain filé dans les bois.
Vient une crise, puis deux, puis quinze. Toujours le cirque. Les mines graves, les sommets de nuit, les photos majuscules. On aligne les tweets, les déclarations, les “engagements”. À la fin, un machin de plus, un dispositif, une autre usine à gaz plantée sur les précédentes. Le problème reste dessous, on le voit plus sous la paperasse. On repeint les ratages avec du jargon, mettez du vernis, qu’on en parle plus.
La Commission finit par faire la moue. Trop de textes, trop de règles, trop de dossiers. On s’étonne presque ! On annonce fièrement qu’on va réduire la charge. On se fend d’un règlement pour dire qu’on fera moins de règlements. Si ça, c’est pas l’aveu ! On voit bien le veau s’étrangler dans son foin. Le tas de formulaires lui passe par la gueule.
Côté économie, Draghi l’a écrit. Pas de mystère. Les Ricains fabriquent, les Chinois créent des usines, des chaînes, des industries. Nous, pendant ce temps, on trie les virgules. On vérifie les signatures. On tamponne. On ajourne. On retarde. On fait des rapports sur des rapports. Les autres prennent de l’avance en silence. L’Europe regarde les trains, carnet en main, pour noter les horaires.
Le vrai tambour, c’est les citoyens. Ils décrochent. Ils s’en foutent, carrément. Ils regardent tout ça comme une vieille machine. Les sondages pleurnichent. Macron plafonne à 16 % de favorables, 79 % qui veulent plus le voir. Merz en Allemagne, même chanson: 25 % de pour, 69 % de contre. Pas du bruit de fond. De la fatigue. De la lassitude. De l’usure de livreur.
Les traités, pareils. Blindés contre les électeurs. Pour décider en politique étrangère, faut l’unanimité. Un pays fait non, tout le monde rentre chez soi. Pour réformer ça, faut encore l’unanimité ! On a construit un cadenas sans clé. On a jeté la clé. On applaudit l’ingéniosité.
Ensuite le chantage. Les veto s’échangent comme de la quincaillerie. Même le Parlement rougit. On chante les valeurs le jour. On marchande la nuit. On fait les yeux doux, on donne des promesses, on signe des rabais. Ça glisse.
Bruxelles a un truc quand elle sait plus quoi faire: la thune. Elle ouvre les robinets. Elle verse, elle compense, elle invente des instruments budgétaires, on dirait des puzzles. Plus de projet. Plus de souffle. Juste du transfert et du règlement. Personne dit oui, personne dit non. On prend l’argent. Point.
Et le respect s’évapore, à une vitesse. Les citoyens se barrent mentalement. Les étrangers regardent ailleurs. L’Union inspire plus. Elle ajoute des couches. Elle protège pas. Elle complique. Elle propose d’avancer avec le frein à main serré.
Quand les gouvernants perdent leurs peuples, c’est plus une crise, c’est la légitimité qui fout le camp. Pas de fracas. Pas de panique. L’Union s’effacera dans l’air conditionné des bureaux. Un vendredi soir. Une salariée ramassera les dossiers dans un carton. On affichera encore un communiqué sur la “restauration de la confiance”. On fera une feuille de route. On ouvrira un groupe de travail. Et ça tiendra jusqu'à lundi.
En hommage à... qui aurait honni ce machin ! (LG)
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